Economie de l’eau

Malgré la nette progression de la superficie irriguée due essentiellement à l’augmentation de l’efficience des réseaux et à la réduction des pertes, cette superficie va être améliorée grâce au programme de soutien à  l’économie de l’eau sur le Fond National de Développement de l’Investissement Agricole (FNDIA) initié  par le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural.

Ces techniques permettraient de faire des économies en eau d’irrigation de l’ordre de 30% pour l’irrigation localisée et de 15% pour l’aspersion. Ainsi avec le même volume d’eau distribué on aurait pu irriguer jusqu’ à 70 000 ha

Le programme «d’économie de l’eau» initié par le MADR

Dans le cadre de la concertation entre les Ministères des Ressources en Eau et celui de l’Agriculture et du Développement Rural, un des axes retenu est celui de la modernisation de l’irrigation.Ainsi, en faisant des économies sur les volumes consommés par les agriculteurs, on augmentera la sole irriguée à travers la généralisation  et le soutien des techniques modernes d’irrigation (systèmes économiseurs d’eau).En partenariat avec les fournisseurs et distributeurs de ces équipements  et en coordination avec les DSA concernés, l’ONID s’est doté d’une structure de distribution et de réalisation de ces systèmes aux profits des agriculteurs.Cette structure est composée de 05 dépôts  régionaux et de 24 points d’accueil (un au  niveau de chaque unité d’exploitation).A noter que ces systèmes sont soutenus par le FNDIA, concurrence de 50 à 60% selon le mode de gestion (collectif ou individuel)

La concertation MRE- MADR

Pour faire réussir ce programme, les espaces de concertation entre le MRE et le MADR ont été renforcés à  travers l’organisation de 3 regroupements régionaux co-présidés par les Secrétaires Généraux des deux Ministères (MRE et MADR).

Ces regroupements (au nombre de 3) ont eu lieu courant le mois de décembre 2010 et ont concerné l’ensemble des DHW et les DSA ainsi que les opérateurs sous tutelles.

A travers ces espaces, il est attendu entre autres :

  • Une meilleure coordination entre les deux secteurs essentiellement en ce qui concerne l’activité hydro agricole ;
  • Une meilleure exploitation du potentiel existant ;
  • L’identification et la proposition de programmes de développement locaux (par wilaya)  pour une meilleure cohérence entre la disponibilité  de la ressource et les objectifs d’irrigation (réajustement des programmes de wilaya) ;
  • L’adaptation des systèmes de production aux particularités agronomiques de chaque région afin de mieux valoriser les potentialités hydrauliques ;
  •  La valorisation et la généralisation de l’utilisation des eaux non conventionnelles (eaux usées épurées )