La lettre de Monsieur le Directeur Général

Notre pays est caractérisé par un climat aride à semi aride où la presque totalité des pratiques culturales ne peuvent avoir lieu que par l’irrigation.
Cette situation rend indéniablement l’hydraulique Agricole un secteur de premier ordre dans l’économie nationale et par lequel il est escompté l’aboutissement à l’autosuffisance alimentaire.
C’est dans ce but que de grands périmètres d’irrigation sont aménagés ou en cours d’aménagement à travers le territoire national partout où les conditions s’y apprêtent.
En sa qualité de gestionnaire de ces grands périmètres l’ONID s’est fixé comme objectif d’améliorer le service de l’eau à usage agricole par: – L’implication des usagers dans la gestion de l’eau d’irrigation à travers leurs organisations professionnelles et organes d’administration, – La modernisation de la gestion de la distribution et des clients, – L’amélioration continuelle des efficiences des réseaux d’irrigation, – La mise en place d’actions de soutien et de conseil aux irrigants.
Cependant, les superficies irriguées dans les grands périmètres restent faibles à cause de plusieurs facteurs parmi lesquels la disponibilité de la ressource en eau.
Ce facteur capital restera toujours d’actualité du fait des conditions climatiques dont la tendance vers l’aridité se confirme d’année en année.
C’est une rude vérité à laquelle il ne faut pas s’y soumettre mais au contraire s’y adapter et en faire un défi à relever.
Si les pouvoirs publics ont déjà relevé leur part de ce défi par la mobilisation de toutes les ressources disponibles qu’elles soient conventionnelles (barrages, forages) ou non conventionnelles (eaux usées épurées , dessalement de l’eau de mer) ainsi que par la modernisation et la réhabilitation des anciens réseaux d’irrigation en vu d’améliorer leurs efficiences et ce, en maintenant malgré tout, un prix de l’eau d’irrigation des plus bas du monde; notre part (ONID et Usagers) reste à faire.
En effet, il est prouvé qu’il est possible d’irriguer 30 à 40 % de superficies supplémentaires avec les mêmes volumes annuellement utilisés ceci, par l’utilisation de systèmes économiseurs d’eau, la maitrise des fuites , la lutte contre le gaspillage de l’eau d’irrigation, l’irrigation de nuit, l’adoption des meilleures façons culturales etc.… . Les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir sont minimes, et rapidement rentables car là où les grands périmètres d’irrigation sont en service l’essor socio économique y est flagrant : beaucoup d’emploi sont crées, les activités commerciales se sont multipliées, un professionnalisme agricole s’est installé.
L’autosuffisance alimentaire est un objectif national que nous sommes ensemble condamnés à atteindre tôt ou tard, mieux vaut donc tôt que tard.